Les éditeurs de texte

Les éditeurs de texte sont les plus anciens outils bureautiques, et les plus rustiques, que l'on peut d'une certaine manière rapprocher des machines à écrire. Ils permettent de saisir du texte sans mise en forme particulière et de le stocker dans des fichiers (fichiers ASCII ou texte seulement). On ne peut pas changer la taille des caractères ni la fonte, et les espacements, retraits, alignements, etc. ne peuvent être faits qu'en insérant des espaces. Bref, rien de très confortable ni de très esthétique.

De ce fait, ils ne sont plus utilisés comme tels, mais conservent toute leur utilité quand il s'agit d'écrire le code source des programmes ou d'administrer des ordinateurs (ex. modifier des fichiers de configurations du système d'exploitation). Pour ce faire, ils possèdent des fonctions élaborées de recherche/remplacement, voir des fonctions d'aide à l'écriture de programmes. On parle alors d'éditeurs syntaxiques, car ils connaissent la syntaxe d'un ou plusieurs langages de programmation, permettent de mettre en évidence cette syntaxe (colorisation des mots-clés, indentation des structures, etc.), voir de compléter automatiquement des formes syntaxiques ce qui permet d'éviter des erreurs de compilation. L'éditeur de texte est la base des IDE (Integrated Development Environment) qui permettent de lancer depuis l'éditeur des outils de développement comme le compilateur, le debugger (outil de mise au point des programmes), etc.

En général, un éditeur de texte basique est fourni avec le système d'exploitation, tant son usage, s'il n'est plus aussi courant, demeure indispensable ; d'autres éditeurs de texte plus évolués peuvent être ajoutés par la suite. Le grand principe est qu'un fichier texte ne dépend pas de l'éditeur qui l'a créé et peut indifféremment être lu et modifié avec tout autre éditeur. Il n'en va pas de même avec les traitements de texte.

Quelques exemples d'éditeurs de texte :